Merci pour ce refuge que nous offre ce lieu et ces personnes

Les samedis de pleine conscience à l’abbaye Sainte Croix de Saint Benoît sont toujours des moments privilégiés. Nous y partageons des moments très forts autour d’un thème qui permet de mettre en perspective notre pratique de méditants et de repartir dans notre vie avec des astuces, des techniques, un horizon renouvelé.
Ce mois-ci, à l’approche de Noël, il s’agissait de « Renaître à soi-même ».
Nous avons échangé, en petits groupes notamment, sur ce que cela impliquait pour nous et dans notre pratique de méditants, face aux activités de la journée et à celles, plus générales, de la vie. Il y a été question des chemins par lesquels on se dirige, progressivement vers soi.
Alors, pour moi, le chemin, je croyais que cela allait être cette voie ferrée qui longe le parc de l’abbaye. Les autres m’ont fait remarquer avec justesse que c’était une représentation du voyage (intérieur ou extérieur). Et je croyais que mes pas me mèneraient vers ce chemin à la fois mécanique et humain. Et puis, j’ai vu un bourgeon. Comme si c’était la première fois à la naissance du monde. Un bourgeon humide et marron qui me tendait les bras et attirait mon regard. Je l’ai observé longtemps dans la surprise et la joie de cette découverte. Puis j’ai repris la route. Et c’est la couleur verte qui m’a saisi. Celle du lierre grimpant autour des arbres. leur discours de sagesse dans cette majesté de l’écorce et du tronc, cet ancrage. Du bourgeon à l’arbre, la compréhension que la naissance est fragile et mène à la force, à la solidité.
Sur le chemin j’ai rencontré aussi la mort des bois desséchés. Naître à soi-même c’est aussi accepter sa propre mort comme une partie de l’univers. Comme si on compostait sa vie finalement et que la terre y jouait un rôle à la fois terrifiant puis instructif.
Pour le groupe, renaître à soi-même c’est avant tout un choix personnel. Pareil à l’image de l’élagage dont nous avions parlé, je coupe les branches qui m’empêcheraient d’avancer, afin de m’élever. Mais quels éléments enlever? Il serait intéressant de garder les distractions qui nous apportent de la joie mais de se défaire des dispersions qui risquent de nous enfermer dans les ruminations.
Par exemple, pour une pratiquante, cela implique de construire un mur imaginaire autour de soi. Il s’agit de prendre garde d’y laisser un parpaing absent, ouverture sur l’extérieur,  pour que la lumière entre. Comme pour Leonard Cohen :  There’s a crack in everything, that’s how the light gets in (Tout est fêlé et c’est par cette faille que jaillit la lumière).
De la gestation nous sommes passés à l’émerveillement que nous ont procuré ces expériences. Face à la vie sur une branche morte par exemple. Les messages reçus nous ont permis de nous laisser surprendre. De nous rappeler l’importance de prendre le temps, comme le bourgeon. De prendre le temps de se recentrer, de méditer, seul ou avec les autres dès que cela est possible.
Merci pour ce refuge que nous offre ce lieu et ces personnes. Face au monde et dans le monde, il est très précieux dans nos cœurs.


La méditation de pleine conscience à tous les âges ?

Après deux séances au centre de méditation, et la journée de méditation du Châtelet organisée par l’hebdomadaire LA VIE j’ai commencé à pratiquer la méditation de pleine conscience le matin dans mon lit  dans le silence entre 5h et 6h. Je sens que mon corps se détend peu à peu et que toutes mes contractions douloureuses  dues à l’âge (j’ai plus de 80 ans) disparaissent et je me lève… heureuse. Je souhaite que mon témoignage encourage à commencer la méditation … quelque soit l’âge.

En toute amitié


Le hasard est le travestissement favori du destin (Sacha Guitry)

Il y a cinq ans, j’ai appris que mon père avait une maladie rare dégénérative (5000 cas en France contre 900 000 pour Alzheimer). Sans traitement médical, les principaux symptômes sont une baisse de l’affectivité (repli sur soi), la perte d’autonomie, des difficultés d’expression verbale (voire aucune) et une indifférence à l’environnement (jusqu’à une complète apathie). Confronté à ce drame en devenir, j’ai décidé d’aider ma mère à surmonter cette épreuve en l’aidant quotidiennement. Rapidement, ces rendez-vous journaliers ont été de plus en plus difficiles à supporter émotionnellement, ponctués par des éternels regrets du temps passé, l’angoisse de l’échéance finale et une forme d’agacement que j’ai fini par transmettre à mon père.

Face à cette situation, ma femme m’a conseillé de faire de la méditation. Ma première réaction a été du cynisme : « allez voir des gens égocentriques assis en lotus sur des tapis pour atteindre le nirvana, même pas en rêve ». Par amour, je me suis rendu au centre de méditation de Patrice Gourrier pour une journée de méditation, sans aucune attente.

Est-ce que cette séance était vraiment le fruit du hasard ?

A l’issu de cette séance et des exercices de méditation, j’ai été bouleversé. Il s’est passé quelque chose en moi qui m’a mis mal à l’aise, qui a complètement cassé mes repères cartésiens et m’a profondément changé : pour la première fois depuis très longtemps, j’ai ressenti un peu de quiétude face à la difficulté de mon quotidien. Par la suite, avec la pratique régulière de la méditation de pleine conscience, j’ai connu de l’apaisement.

Et puis, curieusement, sans même m’en apercevoir, mon entourage familial, amical et professionnel m’a dit que quelque chose avait changé en moi, que j’étais différent. Même si la méditation de pleine conscience me permettait de réapprécier les moments avec mon père et de faire preuve de plus de bienveillance à son égard, j’étais sûr que la méditation était là pour m’aider à accompagner mon père vers la mort, sans aucune autre perspective.

A la mort de mon père, j’ai découvert un texte qu’il avait écrit avant sa maladie et qui a été lu lors de ses obsèques. Le voici :

« Ecouter l’autre. Nous avons tous du mal à écouter l’autre. Par exemple au cours d’une conversation, si l’un raconte une histoire qui lui est arrivée, son interlocuteur/trice écoute et très vite enchaine par un :
« et bien moi, il m’est arrivé cela, ceci »,
« moi, je ne ferais pas cela »,
« moi, je ne réagirais pas comme cela ».
Notre égo s’interpose très vite, empechant d’entendre véritablement l’autre jusqu’au bout, de répondre à ce qui est son attente, sa demande d’aide ou de conseil. Notre « moi » est là comme un écran qui coupe la véritable communication. Nous ne sommes généralement pas assez attentifs aux autres, pas assez présents dans l’instant, toujours en avant ou en arrière de cet instant, ou en train de nous comparer aux autres, de jouer avec nos regrets ou nos rancunes, incapables d’ouvrir nos yeux et nos oreilles.
Ainsi, nous n’écoutons pas les autres et nous leur reprochons de ne pas nous écouter.
Il est bon le plus souvent possible de se poser la question du « je » et de se prendre soi-même en flagrant délit d’inattention et de se recentrer sur la relation avec vigilance.
Cela doit nous faire preuve conscience de notre effrayante surdité .»

Ce texte a été une vrai « révélation » qui m’a fait prendre conscience que cette rencontre avec la méditation n’était pas le fruit du hasard. La quête intérieure que j’avais initiée a pris un tout autre sens : continuer la méditation de pleine conscience pour écouter l’autre, faire preuve de bienveillance pour l’autre et vivre pleinement l’instant avec l’autre.

Aujourd’hui, j’aimerais que la méditation de pleine conscience devienne mon « art de vivre » et me permette de construire quelque chose. J’espère y parvenir un jour….


Il y a un chemin qui mène au bien-être et à la sérénité

Après les inquiétudes et donc les émotions avant cette session de méditation en pleine conscience, me voilà éclairée et tout à fait conquise par toutes ces découvertes que vous nous avez permis de découvrir tout au long de cette semaine.

Un immense merci à Patrice et Jérome pour ce beau voyage intérieur que vous avez proposé et cet accompagnement tout en douceur, bienveillance et profondeur qui nous a permis d’observer tous les mécanismes qui se mettent en place à chaque situation.

j’ai beaucoup apprécié la pédagogie faite d’enseignements, de partages en petits groupes, et d’exercices concrets qui nous ont familiarisé avec la méditation.

Si la transformation n’est pas spectaculaire, je sais qu’il y a un chemin qui mène au bien-être et à la sérénité, preuve en est votre attitude .de méditant.

Pour ma part, j’ai besoin de témoigner de cette expérience si enrichissante, et de dire : « Allez, et voyez… »


Un long voyage commence par un petit pas

A vous Patrice ainsi qu’à Jérôme, je vous remercie pour cette semaine de Méditation.

Je mesure à quel point elle m’ a fait du bien ( je suis arrivée en étant tellement déprimée!)
J’en ressens les bienfaits jour après jour, ma relation avec mes proches est bien différente ; elle est  plus harmonieuse.
Et je me sens beaucoup plus sereine, plus forte intérieurement.
« Un long voyage commence par un petit pas…. » j’ avance à petit pas avec l’esprit du débutant !
Merci pour votre témoignage de bienveillance et d’humilité, bonne continuation.

 

Une fin de journée ensoleillée

Merci de cette journée de samedi sur la méditation de pleine conscience.  J’étais triste et tendu. La méditation m’a permis au fond de mon cœur de découvrir en fin de journée un ensoleillement.

Après avoir terminé des interventions pour une tumeur cancéreuse et des séances de chimio, j’arrivais samedi un peu anxieux suite à tout ce traitement qui a bouffé mon énergie. Ce samedi, j’ai découvert la méditation qui va m’aider à repartir dans la vie. Merci pour l’animation, et le partage avec le groupe. A une autre fois.